De l'art de prendre le temps de perpétuer les traditions familiales...


C'était mon petit plaisir à moi, mon instantané de bonheur de la journée. 

Je ne vous apprendrai pas qu'aujourd'hui, c'était mardi gras.

Et chez ma grand-mère, mardi gras n'est ni synonyme de crêpes (malheur, les crêpes, c'est à la Chandeleur !), ni de beignets, ni de gaufres...

Pour le mardi gras, j'ai toujours vu ma grand-mère (et ma mère aussi du coup) faire une tarte aux pruneaux.

Et aujourd'hui, rien n'aurait pu m'empêcher de faire une tarte aux pruneaux, sauf une pénurie sèche de pruneaux dans l'Hexagone entier ! 

Et tant pis si je suis sensée rester tranquille couchée sur un flanc (meuuuh-la-vache),
Tant pis si je suis sensée être au régime vu mon diabète gestationnel.

Parce que je tenais en ce que ce jour de mardi gras, Bébé goûte à sa première tarte aux pruneaux. In utero, certes. Probablement pas aussi bonne que celle de ma grand-mère (parce que forcément, la cuisine de ma grand-mère est la meilleure cuisine du monde entier. Voire de l'univers entier).

Parce que si l'on ne perpétue pas les traditions familiales, celles qui ont bercé notre enfance, celles qui ont rythmé notre vie d'avant, si l'on oublie qui on était, qui nous a façonnés, qui nous a nourris, qui nous a montré comment on faisait la tarte aux pruneaux, alors... 
... alors on oublie d'où l'on vient, on casse les liens inter-générationnels, on renie notre passé en quelque sorte. 

Et on perd les générations et les générations de tartes aux pruneaux qu'on faites nos ancêtres peut-être ?

Alors en ce jour de mardi gras, je voulais rendre hommage à toutes les traditions familiales qu'on oublie peu à peu, qu'on remplace (et c'est bien naturel aussi), qu'on modèle à notre image. 

Tant qu'on garde celles qui nous semblent les plus essentielles... celles qui nous rappellent qui l'on est et d'où on vient.

Mémé, ta tarte aux pruneaux, on ne l'oubliera jamais, promis !

Commentaires

  1. Ce qu'elle me fait envie ta tarte ! Ce qui est encore meilleur dans les fêtes, c'est les traditions familiales qui en découlent et qui rendent au final ce moment si précieux...

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  2. Je découvre la tarte au pruneaux grâce à toi. Ma grand-mère à moi, c'était des beignets pour carnaval et je n'ai moi non plus jamais réussi à en faire d'aussi bons.

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