jeudi 18 août 2016

Un bébé zéro déchet... ou presque [en mode écolo-bobo]

Le bébé = une usine à déchet ?

Avant la naissance de la miss, on nous avait prévenus : "vous verrez, un bébé, ça fait des toooooonnes de déchets. Entre les couches, les lingettes, les cotons, les mouchoirs, les dosettes de sérum phy, les paquets de lait puis les petits pots... votre poubelle sera remplie plus vite que son ombre !"

Bof. Pas plus que ça. Je dirais même que mes bébés auront produit bien moins de déchets que nous autres adultes !

Alors le bébé zéro déchet, c'est possible ?

Carrément, oui !

Les couches



Forcément, les couches. Le premier et plus important des déchets du bébé, avec environ 1kg de déchet par jour par bébé... Je crois que j'ai assez parlé dans ces articles (ici, ici , et ), mais j'en rajoute une couche (ah ah, le bon jeu de mot !!). 
Franchement, quelle diminution des déchets quand on utilise des couches lavables par rapport au jetable... 
Les couches lavables : écologie, économie, diminution des érythèmes fessiers, pas de perturbateurs endocriniens, tout ça tout ça. 
Moi je suis 200% convaincue, je regrette même pour ma miss de ne pas avoir persévéré après mes soucis de fuites (qui étaient dûs en fait à des couches encrassées par le liniment, et non pas la faute des couches en elles-mêmes)

Le change : liniment et lingettes

Chez nous, c'est liniment maison, à base de cire d'abeille, d'eau de chaux et d'huile végétale bio (on change selon l'humeur, mâcerat de calendula, huile d'olive...), que l'on fait (faisait, devrais-je dire mais j'en parle plus bas) tous les 2 mois. La recette est sur le site d'Aromazone. Ce n'est pas zéro déchet puisque les huiles et eaux de chaux sont conditionnées dans des bouteilles plastiques. Mais elles sont quand même recyclables, c'est déjà ça.

Cela dit, pour petit bonhomme, avec mon histoire d'encrassage de couches, je n'utilise même plus de liniment, de peur que mes couches n'absorbent plus. Je nettoie simplement ses fesses à chaque change... avec un peu d'eau. Juste de l'eau. Et c'est suffisant. Amplement. Avec les couches lavables, je n'ai pas l'ombre d'une rougeur sur ses fesses.

Pour ce qui est des lingettes, je n'utilise pas de lingettes imbibées de cochonneries produit pour les fesses. 
J'ai délégué à belle-maman le soin de me faire des lingettes en tissu comme cadeau de naissance. Elles sont en coton bio, non doublées, et pour les dernières juste coupées sans ourlet autour.  
J'en ai suffisamment pour tenir entre 1 et 2 semaines, suivant le nombre et les changes (caca tous les 2 jours ou caca toutes les 2h !), je crois que j'en ai une bonne cinquantaine en tout. Je les mets au fur et à mesure des changes dans un grand sac en tissu qui ne sert qu'à ça, et je les lave à part (à cause du liniment qui encrasse le reste du linge, mais comme je n'en utilise plus, quand elles seront complètement décrassées, je pourrai songer à les laver avec mon linge).

La nourriture : allaitement et petits pots



Je ne vais pas faire ici l'apologie de l'allaitement, car les mamans biberonnantes risquent de me tomber dessus, mais outre le réel intérêt de l'allaitement au niveau qualitatif (quoi de mieux que du lait d'humain pour un bébé humain plutôt que du lait de vache traficoté on-ne-sait comment ?), l'allaitement, c'est 100% économie et 100% sans déchet.
Les premières semaines, j'utilisais des coussinets lavables dans mon soutien-gorge pour les fuites de lait, mais je n'en ai plus besoin depuis bien longtemps. Je songe à les réutiliser comme lingettes démaquillantes, j'utilise actuellement des lingettes en coton comme celles de bébé mais en plus petit.

Pour ce qui est de la nourriture, le repas de bébé, c'est pas compliqué, c'est le même que le nôtre mais version mixée
Je nous fais cuire des légumes à la cocotte (haricots verts, carotte, brocolis, betterave rouge, citrouille, pommes de terre...) ou à la poêle (épinards, blette, ratatouille, courgettes, poivrons...) ? Je lui en garde un peu pour lui. 
Je fais une compote pour ma miss ? Lui aussi y a droit. 
Je sers une pêche ou du melon en dessert ? Je lui en prépare un cru pour lui.
Bref, rien bien chronophage en fait, puisqu'il suffit juste de prendre 2min pour mixer son repas avant de le lui servir.

Et s'il ne mange pas tout son repas, je ne jette rien... je congèle le tout dans des bacs à glaçon pour le lui servir en cas de dèche (genre le jour où on fait une fondue de fromage !). C'est facile à décongeler et facile à doser selon l'appétit de la bête ! Et on peut même faire des mélanges inédits genre citrouille-betterave !

Le sérum physiologique

Pour ma miss, au premier rhume, j'étais complètement effarée par le nombre de dosettes de sérum physiologique que l'on a utilisées pour moucher son nez (et que dire du prix de la boîte ?!). Heureusement, une gentille pharmacienne nous a conseillé d'acheter le sérum par bouteille d'un litre, et d'utiliser une petite bouteille-pipette. C'est hyper pratique et hyper économique, que demander de plus ? Un enfant non malade peut-être ?
Il paraît qu'on peut également faire son propre sérum phy en mélangeant de l'eau et du sel, mais je n'ai pas encore testé, en tout cas, ça me semble une bonne piste à explorer.

Vêtements, jouets et matériel de puériculture


Il faut dire ce qu'il faut dire. Sur ce sujet, on a été globalement très chanceux.
Chanceux car dans la famille de chéri, ses 2 grandes soeurs ont eu leurs enfants avant lui, et donc nous ont prêté pas mal de matériel de puériculture : chaise haute, transat, parc (que je n'utilise pas mais c'est une autre histoire !) et quelques habits.
Chanceux car dans mes amies, j'étais également la dernière à avoir des enfants et donc mes amies m'ont énormément prêté des habits et du matériel (balancelle, poussette...) et même des jeux (cubes en mousse, balles, livres en tissu, etc.).
Cela dit, mes amies avaient également récupéré certains de leurs habits par le truchement d'amies, connaissances, collègue de travail...

Pour compléter tout ça, je me rends de temps en temps en dépôt-vente, où je trouve des habits quasiment neufs (mais comment font les mamans pour ne pas tacher les habits quand les bébés commencent à apprendre à manger, COMMENT ???), des jeux, des livres.

Je vais également régulièrement à la bibliothèque où j'emprunte des livres pour la lecture du soir de ma miss.
Nous avons aussi une ludothèque, mais je n'ai pas encore eu l'occasion d'y mettre les pieds, prochainement j'espère. 

Mes prochains défis en matière de zéro déchet (pas uniquement pour bébé d'ailleurs) : 
- coudre des sacs pour les fruits et légumes en vrac, 
- penser à prendre mes tupperware quand je vais acheter viande et fromage, 
- trouver des recettes de biscuits sans oeuf et aussi appétants que les Petit Ecolier et Mikado pour ma miss, qui boude allègrement les gâteaux que je lui fais... :/

Et vous, le zéro déchet, vous connaissez / pratiquez / vous en foutez ?! Si vous avez des astuces ou conseils pour encore mieux faire, je suis forcément super preneuse !


mardi 16 août 2016

A vous en dégoûter de la bouffe... Ma chronique du livre "Vous êtes fous d'avaler ça"


Du piment aux crottes de rat...

... du concentré de tomates pourries, de la purée de basilic aux coccinelles, de la soupe poireau-terre, des beignets de champignons bleus, du thé bourré de pesticides, du lait maternisé au formica...


Ma mère m'avais prêté le livre de Christophe Brusset, "Vous êtes fous d'avaler ça" il y a quelques  mois, en me prévenant "après, rien ne sera plus jamais pareil". Je redoutais donc de le lire, me doutant que je serais dégoûtée de savoir ce qui se cache derrière les produits alimentaires de nos supermarchés...

Et je n'ai pas été déçue !

L'auteur est un ingénieur agronome, il a bossé dans plusieurs boîtes dans l'industrie agro-alimentaire en tant qu'acheteur. Il a donc participé largement à la plupart des affaires douteuses qu'il dénonce dans ce livre.

Il explique par exemple comment la Chine est spécialiste de la fabrication de miel sans miel, uniquement à base de sucre, de colorant, de pollen et d'arôme synthétique, le tout passant sans problème les contrôles de conformité des normes françaises. 
Sur le même principe, existe également la confiture de fraises, si l'on remplace le pollen par des akènes (les petites graines de fraises), déchets issus de la production de jus de fraise, et l'arôme "miel" par l'arôme "fraise". 

Tout ça pour baisser les prix. L'argent, le nerf de la guerre ! Diminuer la qualité des produits au maximum... jusqu'à ce que la qualité soit au minimum du minimorum. 

Et lorsqu'on ne peut plus diminuer la qualité ?

Pas de problème, on peut encore jouer sur la quantité !

Par exemple diminuer la taille des contenants : les bacs de crèmes glacés d'un litre qui deviennent des bacs de 900ml par exemple, ou les yaourts qui passent de 125g à 115g... pour le même prix, bien évidemment !

Couper le produit de base avec un autre produit, alimentaire ou non, lourd si possible (pour faire le poids) et surtout qui ne coûte pas grand-chose. 
C'est ainsi que le miel a commencé à être dilué dans de l'eau avant d'être remplacé purement et simplementpar de l'eau épaissie et sucrée. 
L'origan est coupé avec du sumac qui n'a aucun goût mais reste un produit comestible. Ou alors encore moins cher, par des feuilles d'olivier...
Encore mieux : lorsque les boîtes agro-alimentaires reçoivent des lots non conformes, par exemple le fameux piment séché aux crottes et poils de rats, pourquoi payer pour le détruire et perdre un précieux stock ? Non, moulu bien finement et mélangé à petite dose à du piment de meilleure qualité, ça passe largement les contrôles qualité... et le client n'y voit que du feu !

Le manitou de la grande distribution

L'auteur explique en particulier comment la grande distribution fait pression sur les industriels pour leur faire diminuer les coûts (et eux en profiter pour augmenter leurs marges), sachant que ces derniers n'ont pas le choix, sous peine de se faire supprimer des rayonnages.

Sachant que les industriels ne sont déjà pas des anges au niveau de la qualité, on peut dire qu'au final, le client mange de la me*de. Littéralement de la mer*e. 

Les légumes surgelés ou en conserve qui sont bourrés de pesticides, d'herbicides voire d'antibiotiques.
Des conserves ou canettes recouverts à l'intérieur d'un vernis contenant du bisphénol A et autres joyeusetés.
Les emballages recyclés en carton pour les pâtes, lentilles et riz (utilisés non pas dans un but écologique, mais simplement car ils sont moins chers que le carton non recyclé) contiennent des huiles minérales cancérigènes.
Les DLUO (Date Limite d'Utilisation Optimale) sont fixées par les industriels eux-mêmes (et non par des organismes extérieurs). Ils n'hésitent pas à mettre des durées très importantes pour faire plaisir aux supermarchés, qui ont plus de marge pour gérer leurs stocks. Le tout au détriment du goût, et peut-être de la santé, car qui sait vraiment comment se dégradent le cocktail molotov d'additifs, d'arômes, de colorants...

Glace au citron et bonne résolution

Ce midi, j'ai pris une glace vanille-citron dans le congel... et je l'ai mangé du bout des lèvres, dégoûtée d'avance de ce que j'avais lu sur le paquet, et ce que j'imaginais en sus qui n'y était pas écrit : pas un seul pet de citron dans la glace mais un arôme artificiel, de la glace à la vanille sans vanille mais avec les détritus des gousses de vanille broyées pour imiter les grains de vanille, tout un tas de colorants, d'additifs et j'en passe. Plus jamais je n'achète de cornets de glace de ma vie... 

Plus jamais je ne fais les courses en supermarché d'ailleurs, c'est décidé, je n'y mets plus les pieds. 

Reste juste à déterminer comment je vais m'organiser, où est-ce que je vais acheter ma nourriture, quels circuits privilégier (produits locaux, produits bio, produits locaux et bio ??), quels conditionnements préférer... 

Je préfère manger moins, augmenter mon budget nourriture au détriment des loisirs, et prendre le temps de faire du pain, des biscuits, des gâteaux et même mes propres glaces, bref, d'avoir une alimentation encore plus saine.

Et vous, la nourriture, c'est un sujet qui vous inspire ?



mercredi 10 août 2016

Celle qui se sentait terriblement very bad mom !


Depuis quelques jours, j'ai hâte que ce soit les vacances. Plus que hâte même, j'ai besoin de ces vacances, j'en peux plus, je sature, je craque. 
D'aucuns pourraient dire "mais tu es déjà en vacances !" avec un petit rire niais, ceux-là je leur ferais bouffer de leur sourire. JE NE SUIS PAS EN CONGE, est-ce clair ?

Je suis en congé parental. Rien à voir.

Je suis à la fois institutrice de très petite section, cuisinière, femme de ménage, hôtelière, guide de randonnée, puéricultrice, réparatrice agréée de doudous, et passeuse de serpillère derrière pipi. 
Ah, et accessoirement maman également. 
Femme, j'en parle même pas... La dernière fois que je me suis achetée des fringues qui ne soient ni de femme enceinte ni de femme allaitante, ça doit faire... je compte même pas !

Bref, lundi, quand je me suis retrouvée à hurler plusieurs fois de suite à quelques minutes d'intervalle (y'en a qui frappent dans un coussin, moi je hurle à plein poumons. Ca fait peut-être peur aux gosses et impressionne les voisins, mais ça fait du bien, je vous jure), je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose. D'urgence. 
Sinon j'allais me retrouver à secouer mon gosse ou prendre la bagnole et foutre le camp.

Donc :
1) j'ai appelé chéri à l'aide. Il était déjà 18h, en passant.
2) j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Après le hurlement, ça fait du bien.
3) j'ai imaginé très fort que je prenais la voiture et que je foutais à la poubelle toutes mes vieilles hardes d'allaitement et de grossesse, et que je faisais un shopping de folaïe, suivi d'un bon ciné. Rappelons aux lecteurs de ce blog que je ne suis pas allée au cinéma depuis février 2014. Et oui. Si je ne fais plus de chroniques sur les films que j'ai vu au ciné, ce n'est pas par flemme. C'est juste que je n'y vais plus. Youhouuu...
4) j'ai décidé que cette semaine je refourguerais mes 2 gosses à leur père qui pour une fois débauchera plus tôt (17h... truc de fou !), je prendrais la voiture, j'irais faire un shopping de folaïe, je mangerai ce-que-je-veux-quand-je-veux-sans-avoir-à-donner-la-becquée-tout-en-donnant-le-sein-tout-en-regardant-mon-assiette-qui-refroidit, et je finirais au cinéma. Oui madame-monsieur, toute seule comme une grande.

Le grand jour est arrivé

OK, normalement c'était hier. Je devais déposer les gosses devant le boulot de chéri après la consultation à l'ONE (la PMI belge). Sauf qu'il y avait 30min de retard, ce qui n'arrangeait pas mes affaires (1/2h de shopping en moins, c'est certainement 3 T-shirts non achetés...).
Et aussi accessoirement je me suis fait pisser dessus. Oui oui, pisser dessus. Sur mon unique T-Shirt propre de femme-pas-enceinte-pas-allaitante (qui a 10 ans mais on s'en fout, il est presque pas abîmé). Sur mon unique pantalon propre sans-bandeau-de femme-enceinte-qui-remet-presque-ses-pantalons-d'avant-en-rentrant-le-ventre. J'avais prévu le body de rechange. La salopette de rechange. Les couches de rechange. Mais pas MA tenue de rechange...
Bref, je suis rentrée à la maison avec mes 2 mômes sous le bras.

Mais aujourd'hui, je suis PRÊTE :
- j'ai lavé TOUS mes T-shirts de-femme-pas-enceinte-pas-allaitante (qui sont au nombre impressionnant de 3), TOUS mes pantalons sans-bandeau-de femme-enceinte-qui-remet-presque-ses-pantalons-d'avant-en-rentrant-le-ventre (soit 2 pantalons)
- je me suis douchée, brossée, limée, fait les ongles, maquillée comme si j'allais à un concours de caniche
- j'ai chargé mon téléphone cas-où je me perdrais en route ou en ville (ou au retour ???)
- j'ai regardé toutes les bandes annonces de tous les films qui passent au ciné. J'hésite encore entre le Monde de Dory (valeur sûre) ou Bad Moms (mais l'objectif étant d'oublier ma condition de mère, est-ce vraiment une bonne idée ?)
- j'ai fait mentalement la liste de toutes les boutiques où je vais aller (n'incluant ni Obaïbi ni le rayon enfant de la FNAC).
- le sac à langer est prêt, le goûter est prêt, les enfants sont dans le siège-auto depuis 10h ce matin (nan je rigole, ils font la sieste !) (dans leur siège-auto, mouaaa ah ah).

Bref, je vous tiens au courant... si jamais je reviens un jour de mon shopping !!!

Et vous, des moments comme ça où tout va mal ? (rassurez-moi pitiéééééé)



vendredi 5 août 2016

La rotation des jouets, un an après [Montessori inside].

Souvenez-vous. Il y a un an presque jour pour jour, je vous parlais de mes pieds martyrisés la rotation des jouets.

Ca fait un bon moment que je me dis que je vais vous faire un petit récap de ce qu'il en est aujourd'hui.


Al fonce toujours, mais moins souvent désormais, car depuis février, je suis à la maison donc c'est bibi qui se colle à passer le balai ou l'api (aidée bien entendu par la Miss, jamais en reste quand il s'agit de passer le balai, nettoyer avec l'éponge, tremper ses habits tout ça tout ça....)
Mes pieds souffrent toujours autant, je vous rassure. Même s'il y a moins de jouets de sortis pour la Miss, c'est au tour de Petit Bonhomme de laisser traîner ses jouets ou de les échapper, ce coquin !

Bref, la rotation des jouets, nous disions.

Un an plus tard, je fais toujours tourner les jouets. Je reste convaincue à 300% de l'utilité de la chose, je vois comme ma miss a plaisir à retrouver des jouets à chaque rotation, à jouer un peu à tout, je vois la chambre et la maison qui restent "vivables" aka non encombrées de jouets partout. Pour nous, c'est vraiment parfait.

Rythme des rotations

Mon objectif, si vous vous en rappelez, était de faire tourner les jouets toutes les semaines. Bon, clairement, j'ai abandonné l'idée. Après plusieurs tâtonnements, on a trouvé le bon équilibre avec une rotation par mois, au 15 du mois à peu près. Quand la miss était à la crèche, de toute façon elle ne jouait avec ses jeux quasiment que le WE, donc pas la peine de tourner trop souvent, sinon elle n'avait pas le temps de jouer à tout.
Et maintenant que je suis à la maison, je pourrais faire tourner un peu plus souvent, mais on ne passe pas toutes nos journées à jouer, donc sur le mois, je trouve que cela suffit, même si je pourrais tourner tous les 15 jours pour renouveler son intérêt.

Les jouets qui ne tournent pas

Effectivement, quelques rares jeux ne tournent pas :
- les objets trop volumineux pour être rangés (coucou la gazinière !), 
- ses presque-doudous (deux poupées qu'elle aime beaucoup, dont une qui va sur le pot, thème essentiel en ces difficiles temps d'acquisition de la propreté et d'utilisation de serpillère... deux peluches qu'elle adore aussi, les cylindres d'encastrement à tout faire, et le nécessaire de cuisine rangé dans la gazinière)
- les jeux de société ou certains jeux que je gardais sous le coude en cas de gros ennui : le Colorino, un jeu de pêche à la ligne, des puzzle... J'utilise l'imparfait, car vous allez le voir plus loin, j'ai réintégré pas mal de jouets dans la rotation.

Quand de nouveaux jouets s'invitent dans la danse

Un an plus tard, force est de constater que Noël est passé (ah bon ?), son anniversaire aussi, les grands-parents également. Bref. On a du nouveau jouet en veux-tu-en-voilà !
Jusqu'à présent, je gardais certains jouets sous le coude pour les cas-où ma miss en ait trop marre des jouets en cours, surtout en fin de mois. Ca nous arrivait fréquemment (je dis nous, mais il s'agit en fait d'elle) de les sortir de l'armoire au gré de ses envies.
Finalement, quand j'ai vu que le nombre de jouets stockés dans l'armoire était relativement important et qu'on les sortait à tout-va, j'ai décidé de les remettre dans la boucle. Un peu au pif, il faut dire. Un sac, un jouet, pif-paf et c'est fini.
D'ailleurs, c'est grosso modo ce qui se passait à chaque cadeau reçu. J'intégrais alors le ou les jouet(s) au sein des jouets déjà sortis. Ce qui fait que mes 4 lots étaient devenus complètement inégaux au fur et à mesure du temps.

Le rangement

L'an dernier, je vous expliquais que j'avais stocké les lots non utilisés dans des cabas de course ou des valises, mis dans les étagères du bas de l'armoire de la miss. A l'époque, cela suffisait amplement pour que les lots restent indivisibles. Sauf que la miss depuis plusieurs mois avait la fâcheuse habitude d'ouvrir son armoire pour aller chercher des jouets dans mes cabas. 
Ce qui fait que certains jouets allaient de lot en lot, et je passais beaucoup plus de temps au moment de la rotation à retrouver qui va où.
Le fait de prendre en photo les lots l'an dernier m'a énormément aidée, je pars d'ailleurs systématiquement faire mon changement de lot avec les photos des lots ouvertes sur mon téléphone.

Les livres

Avant la rotation, nous lisions toujours les 2-3 mêmes livres qu'elle adorait. Désormais, tous les livres ont une chance et sont lus systématiquement d'ailleurs.

J'avais choisi l'an dernier de faire tourner les livres au même rythme que les jouets, les livres étant d'ailleurs directement intégrés dans le lot de jouets.

Avec une rotation d'une semaine, ça va. Mais sur une rotation mensuelle, c'est vrai que c'est un peu long.
Cependant, je n'ai rien changé à ma rotation, pour 3 raisons :
- la première c'est que je suis une grosse flemmarde,
- la deuxième c'est que je vais à la bibliothèque toutes les 2-3 semaines, donc j'ai de "nouveaux"livres en permanence à la maison, pour assurer un intérêt constant,
- la troisième, c'est que j'ai un gros stock de magazines Popy issus des enfants de mes belle-soeurs. Je les ai rangés par mois, et à chaque début de mois, je mets à disposition de la miss le ou les Popy du mois correspondant. Elle adore ce magazine, c'est d'ailleurs très souvent l'histoire du soir. Je ne saurais trop vous conseiller soit de vous abonner (mais ça coûte une blinde je trouve), soit d'en chiner une collection en brocante ou sur LBC.

16 mois - 27 mois...

Bah oui, mine de rien, le temps passe à une vitesse un peu folle (et ça s'arrange pas avec le deuxième, purée !).
Et de mois en mois, ces petites bêtes-là, ça grandit ! Certains jouets étaient devenus complètement obsolètes pour elle, genre les cubes en mousse, son chariot trotteur, un puzzle à encastrer qu'elle faisait en 2s et demi... 
Bref, il était amplement temps au bout d'un an de revoir l'ensemble des lots. J'ai donc tout jeté en vrac dans sa chambre (pendant qu'elle était partie en vadrouille avec son papy), j'ai enlevé tous les jouets qui ne sont plus de son âge, j'ai réintégré tous les jouets ne tournant pas, et rebelote pour le tri !

Cette fois-ci, j'ai un peu affiné mes lots, de façon toujours assez instinctive :
- les peluches
- les instruments de musique : xylophone, piano à doigts, djembé, maracas...
- les jeux d'imagination : les légumes à couper, les bouteilles sensorielles, les figurines d'animaux et cartes de nomenclature, les petites voitures
- les jeux de construction : rails et train, duplo, cubes à empiler...
- les puzzles
- les jeux de discrimination visuelle ou de tri : jeu de tri des couleur, dominos, loto fait-maison, boîtes à sons fait-maison
- les jeux de motricité fine : Colorino, pêche à la ligne, perles à enfiler, boîte de permanence de l'objet (j'en parle ici)
- les poupées et leurs accessoires



Comme je le disais plus haut, je n'ai gardé que quelques très rares jouets qui ne tournent pas, en gros ses 2 poupées et 2 peluches préférées.

Les arts plastiques

Il est un domaine que je n'ai pas abordé encore, l'an dernier non plus d'ailleurs, mais je pense que c'est parce que ce coin n'existait pas à l'époque.
Il est un petit coin, petit mais central en fait, qui ne bouge pas lui non plus. Il reste en libre service, accessible à tout moment : c'est le coin des arts plastiques.
Il s'agit d'une table et chaise d'enfant, avec une petite commode, dans laquelle sont toutes ses affaires pour dessiner, peindre, faire des gommettes, de la pâte à modeler... 
Peut-être que ce coin nécessiterait un article à lui tout seul d'ailleurs !

Bref, je clos l'article car Petit Bonhomme est réveillé et m'appelle en râlant !

Je serais curieuse d'avoir vos retours pour celles qui organisent la rotation des jouets, ou l'avis de celles qui ne la font pas... 

jeudi 4 août 2016

Mon loto des animaux de la savane [dès 2 ans]

Juste un petit article de rien du tout, pas de philosophie ni de grandes photographies (à peine une rime ou deux, soyons fous !).

1ere page du loto des animaux de la savane

Ce soir, j'étais en train d'imprimer ce loto que je viens de finaliser quand je me suis dit "mais pourquoi ne le partages-tu pas, espèce de vieille égoïste !"

Aussitôt dit, aussitôt fait, voici le lien ICI (ou en cliquant sur l'une des légendes des 2 photos) pour télécharger mon loto des animaux de la savane, premier loto d'une longue série (enfin ça c'est uniquement si j'ai le courage, humhum) de loto sur le thème des animaux.
2è et 3è page du loto des animaux de la savane

La 1ère page correspond au verso du loto, sur une idée de chéri, qui s'est dit que ça serait pas mal d'avoir une image de fond de la savane. Parce que d'abord, c'est quoi la savane ? Pas si simple que ça, finalement, le dictionnaire a été notre ami ! Et puis les animaux de la savane, on en met beaucoup, mais par exemple, nous ne savions pas que le tigre ne vit pas dans la savane, contrairement au lion. Bref, j'abrège parce qu'on n'est pas là pour faire un cours d'histoire naturelle !
La 1ère page donc, permet à la fois d'avoir une vue sur l'arrière des planches de loto, et également peut faire office de mini puzzle.

La 2ème page est à découper en 4 parties, pour avoir 4 planches différentes. On y colle à l'arrière la 1ère page (je sens que je suis super claire dans mes explications, là...).

Puis on découpe tous les animaux de la 3ème page (mais là, je n'ai pas de fond à l'arrière, quoi qu'on puisse également y coller le fond de la savane, pour un puzzle plus compliqué...).

Perso, j'ai investi (moins de 2€, youyou l'investissement) dans une grande feuille de carton plume, qui est vraiment super rigide et bien agréable pour jouer (j'aurais pu plastifier, mais ma miss déteste le rendu plastifié, elle ne joue JAMAIS aux jeux que je plastifie).

Au final, le jeu collé sur du carton est super propre et pro (merci chéri pour la découpe au cutter !), on dirait vraiment un jeu du commerce.

A vos imprimantes ! Prêt... Imprimez !

mercredi 15 juin 2016

Mon accouchement terrible et merveilleux...

Il y a 2 ans, je racontais ici mon accouchement, mon utérus qui de blagueur s'est transformé en véritable héros.
Pendant toute ma 2ème grossesse, j'appréhendais que cet accouchement finisse comme le 1er, par une rupture de la poche des eaux, pas de contractions et un déclenchement hyper médicalisé, suivi de plusieurs mois de douleurs... (femmes enceintes, je sens que je vous fais rêver, là !).

Mais autant les grossesses se suivent et ne se ressemblent pas, autant ce 2ème accouchement a été complètement à l'opposé du 1er, à un point tel que je n'imaginais pas.




Nuit de mercredi 24 au jeudi 25 février 2016
Je me réveille en sursaut avec une super envie de faire pipi. Pas le temps de me lever que je me sens humide. "Et merde... la poche des eaux", me dis-je.... Mon scénario catastrophe, celui que je ne veux pas revivre. D'autant plus que le gynéco, à mon RDV précédent, m'a annoncé que j'étais positive au streptocoque B, et donc qu'il fallait que je me rende à la maternité très rapidement si ma poche des eaux perçait.
Aux WC, ma culotte a l'air d'être rosée mais je n'arrive pas à savoir si c'est du pipi ou du liquide amniotique.
Dans le doute, je me recouche (grande courageuse devant l'éternelle !).

Jeudi 25 février
RAS, pas de nouveau pipi incontrôlable mais l'impression d'être un peu humide de temps en temps. Je me dis que si c'était la poche des eaux, le liquide coulerait en continu (auto persuasion, on y croit...).
Ma culotte est légèrement rosée (oui, vous saurez tout de moi, y compris ce qu'il y a dans ma culotte, je vous vends vraiment du rêve !!). Le côté rosé ne m'inquiète pas trop, j'ai vu sur internet que c'était signe que le col se modifiait.
Le soir, on visite avec chéri une maison une maison qui nous plaît bien (parce que tant qu'à faire que d'être à une semaine d'accoucher, en plus on visite des maisons à vendre, histoire d'être sûrs de ne pas s'ennuyer les prochains mois - on est maso ou on ne l'est pas !).

Nuit de jeudi 25 à vendredi 26 février
Impossible de dormir, je me tracasse pour cette maison qui nous a vraiment bien plu.
Puis j'ai des contractions de 3h à 5h30 assez régulières toutes les 10min.
Je finis par m'endormir.

Vendredi 26 février
Je suis réveillée en sursaut à 8h par ma miss qui hurle dans son lit.
Heureusement, chéri n'est pas encore parti au boulot, il a pitié de moi et la lève pendant que je reste un peu somnoler au lit.
A 8h45, je finis par me lever pour prendre le relais.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que c'est pour très bientôt, je demande à chéri s'il ne veut pas rester à la maison faire du télétravail, mais il me répond que son boulot n'est qu'à 15min de la maison et qu'il aura bien le temps de rentrer (... pour quelqu'un de super stressé par la durée de trajet de 40min vers la maternité, je le sens bien cool d'un coup).
D'habitude, c'est moi qui amène la miss à la crèche mais là, il décide de l'amener en partant au travail. Je dis au revoir à ma chérie, et lui explique que ce soir, ça sera sans doute ma collègue qui va passer la chercher, que le petit frère va sortir du ventre de maman et qu'elle pourra venir nous voir à la maternité très vite.

Puis je vaque à mes occupations, je téléphone à  l'agent immobilier pour lui demander des dates pour une nouvelle visite avec un entrepreneur, j'appelle ma collègue pour lui demander si elle connaît des entrepreneurs (et lui dire de bien garder son téléphone avec elle), je pars prendre ma douche... et je me dis que quand même si jamais c'est bien du liquide amniotique, ça fera plus de 24h que je le laisse couler alors que j'ai le streptocoque.
Donc j'appelle la maternité, qui me dit de venir vérifier, parce que c'est possible que ça ne coule pas en continu, si la poche est percée en haut.
Je préviens chéri qui rentre, je finis les valises, nous chargeons la voiture et nous partons. Il est alors à peu près midi. Donc chéri a faim. Il s'arrête nous acheter des sandwiches que nous mangeons en roulant.

13h30 : à la maternité, je suis tout de suite installée dans une salle de naissance super agréable...avec un lit tout rond, une vraie fenêtre et des WC (celles qui ont fait leur besoin dans un sabot sauront pourquoi je m'extasie... L'émission Babyboom à l'HFME de Lyon où j'ai accouché de ma miss ne montre pas toutes les joies de l'accouchement !).



Test négatif, ce n'est pas du liquide amniotique. OUF ! Monitoring non concluant, les contractions ne sont ni très fortes ni très régulières, col ouvert à 3 seulement. Double OUF. On va pouvoir rentrer à la maison et je vais pouvoir aller faire la sieste, enfin !
Soulagement de courte durée : "allez faire un petit tour en ville manger une gaufre et revenez dans 2h pour un nouveau contrôle" me dit la sage-femme.

14h45 : avec chéri, on se traîne en ville. Il fait froid, je suis crevée (dormi 2h30 cette nuit, j'accuse un peu le coup), j'ai envie d'aller aux WC, je suis pas bien (en plus, la SF m'a donné une serviette hygiénique énorme qui me gêne) et j'ai pas faim du tout pour une gaufre... Mais bon, on mange quand même une glace dans une galerie commerçante, et puis les contractions me font revenir à la voiture, en mode baleine échouée sur la plage.



On s'arrête dans un Carrouf pour acheter quelques trucs qui nous manquent (genre serviettes hygiéniques fines, biscuits...), puis à Vandenborre pour acheter un câble pour relier notre téléphone à la chaîne Hi-Fi que chéri a repéré dans la salle de naissance. Je me traîne de plus en plus avec les contractions mais bon, il faut bien faire passer les 2h...

Enfin 17h30, de retour à l'hôpital, monitoring... et la délivrance : on me dit de rentrer chez moi, que le col n'a que peu bougé (ouvert à 4) (quand même...), et que les contractions ne sont ni régulières ni fortes. YES !
Je vais pouvoir aller aux WC à la maison et dormir !!

18h30 : pendant le retour, je me dis en moi-même qu'ils sont fous de m'avoir lâchée, moi-même je ne m'aurais pas autorisée à repartir si j'avais été la SF ! Les contractions sont douloureuses à chaque soubresaut de la voiture, je pense que lorsqu'il faudra revenir à la maternité, les 40min seront très compliquées à gérer...

19h15 : tant qu'à faire, on passe au thaï prendre des plats à emporter. On attend avec une appli que je viens de télécharger pour compter la durée et la régularité des contractions. Moi je les trouve régulières mais comme la maternité a dit que non, je n'en tiens pas compte.
On rentre à la maison, je lance une lessive de mon pantalon noir de grossesse avec de la teinture noire car il est tout décoloré et j'ai eu honte à la maternité dans l'après-midi (la fille qui a encore l'espoir qu'elle n'accouchera qu'une fois le pantalon teint, rincé et séché ah ah ah !).
On mange tranquillement, on se dit que c'est la première fois depuis la naissance de la miss qu'on est tous les 2 tous seuls à la maison. Un peu plus et on irait se faire un ciné !

20h30 : n'exagérons pas quand même... et puis c'est la 1ère de Koh Lanta qui va bientôt commencer, en attendant on regarde une émission sur un zoo.
On gonfle mon ballon, je sors mon coussin d'allaitement et je m'installe comme la sage-femme m'avait montré en cas de contractions dans les reins. Elles commencent à être douloureuses mais sans être ingérables. Chéri va chercher les balles de tennis et me masse le bas du dos, c'est bien agréable.



20h45 : ma collègue m'appelle, la miss est au lit, tout s'est bien passé avec eux même si elle ne les connaissait pas beaucoup.
21h : c'est au tour de mon père d'appeler au sujet de la maison que l'on a visitée la veille. C'est chéri qui lui répond (et arrête de me masser, arghhh). Blablabla, re-blablabla, re-re-blablabla. Je commence à avoir mal quand même, j'aimerais bien que mon père raccroche et que chéri me masse de nouveau. Je commence à gémir de douleur. Chéri finit par raccrocher. OUF !

21h15 : je lui dis que j'ai mal et que je prendrais bien un bain. Du coup il se lève faire couler l'eau dans la baignoire. Ca risque d'être long car on a une pression de mer*e... Je commence quand même à bien douiller, j'ai l'impression d'avoir aussi mal que quand j'ai demandé la péridurale pour ma miss. Je n'étais qu'à 7cm, et j'avais mis 4h encore avant d'accoucher. Donc j'ai le temps.
Je me lève aussi. Tiens, ça me fait du bien. Et là je réalise que je n'ai toujours pas été aux WC depuis cet après-midi alors que j'ai toujours autant envie. J'y vais. Dans ma culotte, un truc rouge un peu épais. Je crie à chéri d'arrêter le bain, qu'on va devoir y aller cette fois. J'ai envie de pousser (normal, je suis aux WC). Je fais mon affaire (glamour un jour glamour toujours). Mais j'ai toujours envie de pousser. Ca pue. Pas littéralement, hein (quoique, peut-être un peu aussi !).
Chéri me donne 2 spasfon, cas-où. Ca me fait assez rire intérieurement. Je sais que ça ne va pas suffire. Je suis en train de pousser, quoi !
Chéri m'aide à me relever, il me soutient en me demandant s'il faut appeler les pompiers. "Je fais le 17 ?" qu'il me dit. Je rigole. "De 1, les pompiers c'est pas le 17. De 2, on n'est pas en France ! Ici, c'est le 112, mon chéri !"
Et de 3, il est absolument pas envisageable que j'accouche à la maison ni dans une ambulance. On y va !

21h20 : on part. Je prends en catastrophe un grand sac de course pour mettre entre le siège et moi, cas-où (Nota Bene : en AUCUN cas un sac de course suffit pour éviter la tache sur le siège lorsque la poche des eaux se perce. Un sac poubelle double épaisseur de 100L éventuellement... et encore) (Nota bene 2 : le liquide amniotique s'enlève après un bon shampoinage du siège... mais réapparaît quelques semaines après).

21h25 : j'ai mal. Chéri appelle l'hôpital. La sage-femme qui entend mes gémissements lui dit qu'on n'aura pas le temps d'aller jusqu'à chez eux et qu'il faut qu'on s'arrête aux Urgences les plus proches (soit 20-25min de voiture au lieu de 40-45). Elle reste avec nous en ligne pour nous encourager ("Respirez madame, soufflez..."). Je pousse de temps en temps juste un peu, pour me soulager. Mais je me retiens. C'est vraiment une sensation très étrange.

21h35 : je pousse, je crie. PLOUF. Une vague liquide me submerge et me soulage d'un coup. J'ai perdu la poche des eaux.
La sage-femme dit à chéri de s'arrêter sur le bas-côté. Chéri s'arrête devant la boulangerie où il a acheté les sandwiches ce midi. Il est absolument hors de question que j'accouche dans la voiture, je dis (ok, en vrai je lui hurle "REPAAAAARS"). La sage-femme "Votre femme vous dit de repartir ? Alors repartez !".
L'hôpital appelle les urgences les plus proches, pour qu'ils se préparent à nous accueillir.

21h45 : "merde je me suis planté de route" "COMMENT CA TU T'ES TROMPE ?????" (moi) "Comment ça vous vous êtes trompé ???" (la sage-femme en ligne).
En fait c'est le GPS de M*ù@# de la voiture qui nous fait prendre un "raccourci". Raccourci incluant tous les dos d'âne et les rues pavées du bled alors qu'il est 22h et qu'il n'y a personne sur la route !

21h50 : on a les urgences en vue. Soulagement. La sage-femme raccroche.

21h51 : les brancardiers me sortent de la voiture et me couchent en position foetale sur le brancard. Ils disent à chéri de poser la voiture à la sortie des urgences pour venir avec moi. "c'est à quel étage déjà la maternité ? depuis les travaux, on ne sait plus trop à force..."

21h55 : je suis dans la salle (j'ai cru jusqu'à en ressortir quelques heures plus tard que j'étais dans un cul-de-sac au fond d'un couloir, à cause des travaux dont les brancardiers parlaient. En fait non, j'étais bel et bien dans une salle de naissance). On me transfère sur le lit d'accouchement, on me débarrasse de ma veste, chaussures, pantalon et culotte trempés.
21h57 : "vous pouvez pousser madame". Je ne demande pas mon reste. Une poussée, la tête sort. "Poussez encore madame" "c'est bon, laissez moi reprendre ma respiration !" (ils croient quand même pas qu'ils vont me donner des ordres maintenant !). Je pousse une seconde fois (quand ça me chante et toc), et le bébé sort.
21h58 : mon Petit Bolide pressé de voir le jour la nuit est né !
21h59 : il est sur moi, je me dis que c'est encore un petit rat que j'ai fait - effectivement, il ne pèse "que" 2,7kg, soit quand même 400g de plus que sa soeur, ce qui va le sauver du protocole des petits bébés auxquels ma miss n'avait malheureusement pas pu échapper.
2h et demi plus tard, je me levais tranquillement pour changer de lit, aller aux WC et vivre ma vie, comme si je n'avais jamais été enceinte, ni n'avais accouché. Aucune douleur, aucune gêne nulle part, un truc de fou !

Franchement, j'ai vécu un accouchement parfait, si c'était à refaire, je referais tout pareil, sauf que j'accoucherais à la maison tant qu'à faire...
J'ai été plus que soulagée de pouvoir rentrer à la maison après le monitoring, et je pense que ça a beaucoup aidé à ce que le travail soit aussi rapide (+ les 40min de voiture ont dû aider probablement). Je suis certaine que si j'avais dû rester à l'hôpital, bébé aurait mis bien plus de temps à sortir, j'étais tellement mal à l'aise là-bas, on tournait en rond dans la chambre, on s'embêtait...

Bref, un accouchement parfait, aucune aide, aucune médicalisation avant l'accouchement (je vous rassure, ils se rattrapent après !), j'ai vécu un des moments les plus intenses de ma vie, j'ai certainement souffert terriblement pendant le travail et dans la voiture, mais je n'en garde aucun souvenir. C'était juste PARFAIT !

mardi 14 juin 2016

Des cookies qui déchirent (façon Adélaïde Cookies) ! [sans oeuf]

L'allergie aux oeufs de la miss a été détectée il y a plus d'un an maintenant. J'ai très peu fait de desserts cette année. Par manque de temps, par lassitude, parce que les premières recettes sans oeuf que j'ai testées n'étaient vraiment pas concluantes...

Du coup, ma miss n'a pas l'habitude des gâteaux et biscuits maison, et à chaque tentative de ma part, elle en mange peu voire pas, ce qui n'est pas très encourageant. D'autant plus qu'elle mange avec plaisir les biscuits industriels sans oeuf (et il n'y en a pas beaucoup... Petits Ecoliers, Mikado, Gavotte, spéculoos, et quelques rares autres).


Casser le cercle vicieux
Ma fille n'aime pas les gâteaux maison, donc je n'en fais pas, donc elle n'a pas l'habitude d'en manger, donc elle n'aime pas...

Mais depuis quelques semaines, l'envie de cuisiner des biscuits se fait de nouveau sentir... donc je patouille, je teste, je tente... et de temps en temps, ça marche !

Donc pour les mamans de petits allergiques aux oeufs, ou lorsque le frigo est vide, voici une recette de cookies vraiment délicieux. 
Pas des cookies tout secs et plats, mais des cookies bien charnus et moelleux ("chewy" diraient les anglais), comme ceux que l'on trouve dans ce petit salon de thé grenoblois, Adélaïde Cookies et dont je raffolais lorsque j'étais étudiante (rappelez-vous...) :

Les ingrédients
- 160g de sucre roux Blonvillier
- 120g de flocons d'avoine
- 240g de farine
- 2 càc de levure chimique
- 120g de beurre mou
- 1/2 banane mûre écrasée
- 100g de yaourt ferme (type La Lait*re)
- 120g de chocolat dessert noir coupés en petits morceaux (1/2 ou 1/4 de carrés)

La préparation
- Préchauffer le four à 200°C
- Mélanger sucre, flocon d'avoine, farine et levure.
- Ajouter le beurre puis le yaourt et la 1/2 banane.
- Incorporer les pépites de chocolat.
- Faire 15 boules de pâtes et les poser sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé, sans les aplatir.
- Cuire 10-12min en chaleur tournante (à adapter selon votre four bien entendu).

Le résultat
De gros cookies délicieux et qui n'ont pas fait long feu ! 
Ma miss en a même grignoté quelques uns, ce qui est tellement rare de sa part que ça mérite d'être souligné !


Chez Adélaïde cookies, les parfums sont déclinés à l'infini : 3 chocolats, noisettes, smarties, caramel, noix de coco, noix de pécan, gingembre, cacahuètes, amandes, café, piment d'espelette, chocolat blanc, chocolat au lait, nougat, orange-chocolat noir, abricot-chocolat blanc, marron, etc.

Du coup, ça me donne envie de faire plein d'autres cookies, avec de nouvelles associations : la prochaine fois, je mettrai un peu moins de sucre et je les ferai au chocolat au lait, avec un peu de noix de coco râpée.

PS : merci à Sandrine qui m'a redonné envie de faire des cookies ! :-)