J'ai lu : Ambiguïtés de Eliot Perlman



Ce livre, choisi complètement au hasard de mon bouquiniste préféré, plus pour son côté "pavé" (j'aime le bon gros livre et avec celui-là, je suis comblée, il compte plus de 850 pages à son actif) que pour son pitch.

Son pitch d'ailleurs, qu'en est-il ? 

C'est une histoire somme toute assez simple à la base : Simon est un instituteur au chômage. C'est un solitaire, qui s'enferme au fil des jours dans son appartement, à boire les volets fermés et à idéaliser sa première petite amie, Anna, une femme qu'il n'a pas revu depuis 10 ans, malgré la présence de sa petite amie actuelle, Angélique. Cet amour idéalisé va tourner à l'obsession, jusqu'à l'enlèvement du fils d'Anna.

A partir de ce pitch, l'auteur raconte à travers 7 narrateurs différents (le psy de Simon, le mari d'Anna, Angélique, Simon, Anna, etc.) une partie de l'histoire. C'est là où le titre du livre prend son véritable sens. Chacun recèle une part d'ambiguïté : pourquoi Simon a-t-il enlevé l'enfant, pourquoi Angélique a-t-elle appelé la Police quand elle a vu l'enfant chez Simon, pourquoi le mari d'Anna est-il persuadé que sa femme couchait avec Simon ?

Chaque personnage dans sa partie propre révèle le meilleur ou le pire de lui-même, ses pensées, son caractère, son misérabilisme parfois, la façon dont il vit la situation et comment il perçoit les actions de ceux qui gravitent autour de lui.

Cela dit, ce n'est pas uniquement un livre de mœurs, mais aussi un très juste portrait de l'Australie des années 2000, de l'univers carcéral mais aussi du monde (féroce) des courtiers en bourse, du système de santé, de l'économie. Mais c'est aussi une réflexion sur la société de profit actuelle versus les rêves d'un adulte idéaliste.

Ce que j'en ai pensé ?

Et bien, ce livre est très déroutant, surtout au début, car on ne sait pas qui parle et à qui il parle. Et quand on finit par comprendre ce qu'il en est, hop, la première partie est terminée et on a sauté dans la tête d'un autre personnage !

Il y a certaines longueurs dans les parties, ce qui fait que j'ai été plusieurs fois tentée d'arrêter ma lecture. Heureusement, les vacances de Noël sont arrivées et j'ai pu lire Ambiguïtés par grands pans...

Au final...

Je n'arrive pas vraiment à savoir si le livre m'a plu ou non. En tout cas, il m'a fortement marquée ; je ne sais toujours pas pourquoi d'ailleurs, même une semaine après l'avoir fini.

Bref, si vous n'avez pas peur d'être dérouté par l'écriture différente d'une partie à l'autre ou d'être découragé par les longueurs de ce long roman, alors lisez-le !

Je serais d'ailleurs curieuse d'avoir des retours sur votre lecture...


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