29 nov. 2012

Poursuites, retards et tremblements – Partie 1 ou les joies du tram



Ce message est écrit en direct du TGV (encore !), le clavier au niveau de mes yeux, les coudes relevés en conséquence pour pouvoir taper, cause cage du chat sur tablette, et ordi sur cage du chat (à voir, ça doit être à mourir de rire, en vrai ça fait super mal aux bras et poignets et je fais milles fautes).

Ce billet qui promet d'être haut en couleur si j'arrive à tout faire passer ce que je dois y faire passer, augure la dernière fois que je me trimballe le chat en train après une journée de boulot. Je ne veux rien savoir, monsieur n'aura qu'à se débrouiller pour balader l'animal. En plus je suis allergique.

Tout a commencé très classiquement cet après-midi.
15h30. Instant figé, moi en train de souhaiter un bon WE à mes collègues.

J'avais calculé :
- 30' pour rentrer chez moi : en vrai j'en ai pour entre 15 et 25 min suivant si le tram arrive en même temps que moi à l'arrêt ou s'il me passe sous le nez ce fils de train (insulte suprême)
- 10' pour mettre mon sac à dos sur mes épaules, courser le chat, l'arracher de son arbre à chat (ou emporter l'arbre à chat si le chat ne veut plus s'en défaire) et le fourrer dans sa cage, puis me rendre à l'arrêt de bus.
- 30' pour aller à la gare en bus : en vrai 20' de bus, et au pire 10' d'attente si je loupe le 1er bus.
- 20' pour filer ventre à terre à la gare, récupérer mon billet aux bornes et monter dans le train, ce bâtard de tortillard (insulte doublement suprême).

- 15h30 donc : je passe la porte du boulot d'un pas léger (tout étant relatif vu que je me trimballe avec un antique PC + une tonne de paperasse pour bosser dans le train et la semaine prochaine en Belgique.
- 15h32 : je me pose au soleil, le tram arrive dans 4'.
- 15h35 : le tram arrive dans 4'.
- 15h38 : le tram n'arrivera pas dans 4'. Suite à un incident de circulation, la desserte en tramway est interrompue pour une durée indéterminée.
- 15h39 : bordel bordel bordel, scandent mes pas alors que je fonce au boulot
- 15h40 : je fais un grand sourire à la cantonade (bordel bordel bordel, cogne mon cœur) en minaudant histoire qu'une bonne âme charitable accepte de me ramener chez moi.
- 15h45 : "elle est encore loin ta voiture ?"
- 15h45 bis : purée de bordel de purée, je vois un tram dans le lointain…
- 15h46 : on démarre.
- 15h47 : "tu n'as qu'à me déposer au prochain arrêt de tram"…
"la desserte en tramway est interrompue…"
"Euhh, finalement, ça t'ennuie de m'amener jusqu'à chez moi, tout compte fait, je le sens moyen, cette histoire de tram, là…"
- 15h50. On vient de se prendre 3 feux rouges de suite. Un par minute, c'est une bonne moyenne.
- 16h00 : " si tu grilles un feu rouge, je te ramène du chocolat belge. Une belle boîte de chocolat ? Ton poids en chocolat ? Une boîte pour ta femme, une pour ta fille, ta grand-mère et tous tes ancêtres sur 3 générations ? "

-16h05. On arrive presque près de mon arrêt de tram. Ce dernier débouche devant nous, nous refourgue un putain de feu rouge. Je maudis le tram ce chien.
- 16h08. Feu vert. Je jure que désormais, la 106 de luxe sera mon unique moyen de locomotion entre l'appart et le bureau.
- 16h09, je saute de la voiture en marche, je hurle un merci, je suis déjà dans l'ascenseur.

La suite par ici !

Image issue de ce site.

3 commentaires:

  1. Quel récit haletant !
    C'est le genre de situations qui fait bien rager et paniquer à la fois ! Hâte d'en connaître la suite ! :D

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    1. La suite est prête à être publiée demain soir !

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  2. Chouette ! c'est ce soir alors ! J'attends (avec le pied qui tapote d'impatience) ;)

    A tout de suite...

    Bizzz

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