30 oct. 2012

Les déménageurs qui n'avaient pas de limite...


The sky is our limit... C'était le slogan de notre entreprise de déménagement. Cela dit, je crois que sur ce point, ils se sont un peu restreints, ils auraient pu aller jusqu'à "the universe is our limit", parce que perso, j'ai pas vraiment vu de limite... à leur connerie.

Avec Chéri, on a bien dû cumuler à nos deux une grosse dizaine de déménagements, ce qui en moins de 30 ans, nous place dans la moyenne haute, le high level des connaisseurs du genre. 

La plupart, on les a faits avec les moyens du bords, camionnette et famille, mais pour les 2 derniers déménagements, on a fait appel à des déménageurs "professionnels".

Entre guillemets, "professionnels".

Déjà il y a deux ans, on avait eu un déménagement assez gratiné vers la Belgique :
- les déménageurs avaient prévu une camionnette trop petite, donc on a eu un déménagement en 2 fois... forcément, quand on ne démonte aucun meuble, ça a du mal à loger !
- mes meubles neufs que j'avais achetés en me saignant avec mes 6 premiers mois de salaire, et dont je prenais soin comme une ado devant son premier Tamagotchi, mes meubles donc, tout rayés...
Bref, j'avais dit "plus jamais !"
On avait sagement gardé tous nos cartons et notre papier-bulle, tout en pensant que le prochain déménagement serait pour une ville dans la campagne wallone, une petite maison à nous, et des copains pour nous aider.

Tout faux ! 750km, retour au bercail français et un appart en location !

En 2 ans, j'avais oublié ce déménagement terrible. Erreur. On a resigné. Pas avec la même boîte, on est quand même pas maso ! Mais je crois que ce déménagement a dépassé toutes les limites !

Pourtant, à Bruxelles, c'était bien parti : 4 déménageurs, 1 lift (= monte-charge en belge), un grand beau soleil, et une opération rondement menée pendant qu'on nettoyait l'appart avec Chéri.

Mais le surlendemain, à Lyon, l'apothéose...
Le conducteur du camion, appelons le Marcel, nous avait prévenus qu'il arriverait à 7h30, parce que plus tôt commencé, plus tôt terminé. OK, pas de souci, on commence à avoir l'habitude de se lever à 6h30, même après avoir fait des cartons, avoir briqué un appart, avoir fait 8h de route les jours précédents.

7h30, personne. Enfin si, sur la place réservée, des voitures... Chéri appelle la Police, qui arrive dans le 1/4 d'heure qui suit. Efficace.

8h30, rien.

9h, j'écris des mails pour passer le temps, sur mon unique chaise en plein milieu de l'appart pendant que Chéri part nous acheter des viennoiseries. Il pleut. Déprime.

9h30, le camion arrive. OUF ! Marre d'attendre, on a hâte que ça avance.

9h45. Marcel appelle "un pote" pour louer un lift. Il est hors de question qu'il emménage (comme prévu) avec l'ascenseur. D'autant plus qu'ils ne sont que 2. Oui, deux. Un + un = trop peu...
10h, en attendant que le lift arrive, Marcel et son acolyte Michelle (oui, c'est une femme) monte 2-3 pots sur la terrasse. Nos pots sont abîmés, les branches de certaines de nos plantes sont cassées. Je bous sur place, mais descends surveiller le camion et particulièrement nos 2 vélos, négligemment posés à côté du camion.

10h30, le lift arrive. Palabres intenses sur la meilleure position où le mettre ( = celle qui fera chier le plus de monde possible entre les habitants de notre immeuble, les piétons, les voitures et les camions du chantier juste en face de notre appart qui bloque déjà la moitié de la rue). 
Puis d'un coup, Marcel et le pote partent avec la camionnette du lift... On regarde ça de notre terrasse. Michelle fume une clope ou deux, disparaît dans le camion. Déprime.

11h15, Marcel revient avec le lift (il s'avèrera que le pote n'avait pas de moyen de locomotion pour rentrer sans son lift... donc Marcel l'a ramené puis est revenu avec le lift. Normal, quoi !)

11h45, on est en train de se taillader les veines avec Chéri, de désespoir que nos 38 m3 réussissent à sauter du camion vers notre appart. 
Marcel décide de déplacer le camion sur le trottoir juste devant la porte de l'immeuble, coupant ainsi toute possibilité aux piétons de passer sur le trottoir, et aux automobilistes de passer sur la route sans rabattre leur rétroviseur. Quant aux éventuelles camionnettes, elles ont qu'à faire demi-tour. Ah, la rue est en sens unique ? Bah, elles sont qu'à rabattre 25cm de leur aile droite et ça passera...
Toute la journée, concert de klaxons et Marcel en train de faire le gendarme. Chéri m'envoie faire des courses de peur que je saute dans le vide ou que j'étrangle toute personne dont le prénom commencerait par un "M".

Pour savoir si j'ai acheté des quenelles ou si j'ai jeté une tarte à la gueule de Marcel... va falloir attendre demain !! Quel suspense, n'est-ce pas ?! La suite ici !

9 commentaires:

  1. Rhaa, vilaine, je voulais connaître la fin de l'histoire !

    Je suis désolée que ça se soit mal passé. J'avoue que nos deux déménagements avec les Déménageurs Bretons se sont toujours très bien passés. On est tombés les deux fois sur le même chef d'équipe, un type en or à qui on pense même faire appel s'il y a une prochaine fois, bien qu'on ne soit plus sur Lille.

    Bon, à demain, alors !
    Gros bisous

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  2. Hé ben quel professionnalisme ! Et sinon ils te font une ristourne pour le bordel organisé ou bien ? C'est fou ça ...

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  3. mdr ;o) enfin quand ça arrive autres hein !!

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  4. tu veux un déménagement de l'extrême ? Tiens, cadeau (j'ai battu un record de galère ce jour là !)

    http://www.voguemagalere.com/article-100eme-galere-eh-oui-deja-72143037.html

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  5. sadique, j'ai hâte de savoir la fin maintenant!!!!
    Non mais vive le professionnalisme quand même...^^

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  6. Il y a un an, je déménageais avec une entreprise de déménagement et j'ai juré de ne plus recommencer. J'ai toujours fait ça par moi même et crois moi, je pourrai me recycler sans problème ! Allez courage, nous on attend la suite...

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  7. je pense aussi à une indemnité pour avoir abimé vos affaires ...

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