Serrée, cintrée et boudinée


C'est le genre de titre qui s'impose à vous : "serrée-cintrée-boudinée", voilà mon titre. Y'a plus qu'à remplir l'article, le fourrer de bons mots à la guimauve, de phrases-chantilly à la douille, et d'une part de pizza légère comme du bon pain, des mots qui volent et s'envolent jusqu'au dernier point, le point final, le but ultime, le point qui clôt, qui ferme, et se referme mon estomac-article du jour.

Serrée, c'est ce que m'a dit mon pantalon hier au lever, lorsque j'ai rentré le ventre pour le fermer. Non mais faut juste qu'il se détende, me suis-je dit, éternelle optimiste du matin (en fait, j'étais juste trop fatiguée pour penser, c'est moi ou il a fait orage toute la nuit précédente ?).

Boudinée, c'est ce que j'ai ressenti tout l'après-midi, après avoir englouti une part de pizza et un millefeuille, pour me réconforter d'être toujours aussi enrhumée après un WE-cure-fervexiale-sans-rien-faire-qu'aller-acheter-des-médocs-et-faire-la-sieste-au-soleil-prétextant-une-pause-dans-mon-bouquin (sans reprendre son souffle, cette longue litanie se lit très bien, réessayez !).

J'ai tenté de trouver quelque subterfuge, à savoir : 
- rentrer le ventre, 
- penser positif : "mon pantalon va se détendre, mon pantalon va se détendre, mon pantalon va passer à la poubelle..."
- tenter de faire de mon après-midi un exercice d'abdo en continu,
- me coucher sur mon fauteuil pour aplanir mon ventre,
- me relever comme si une guêpe m'avait attaquée, juste quand le chef passe,
- ne pas penser à ce fichu bouton, juste un seul bouton, et si je... non, je ne peux pas... mais si juste un instant, je... NON, je ne déferai pas mon bouton, je suis au boulot... bon, je vais aux WC, pendant 5 min au moins je me sentirai libre !

Cintrée, c'était le mot de la fin, la fin de ma journée, celle qui dit au revoir à mon fauteuil d'avachie du ventre-pas-plat, qui dit bonjour mon petit tram qui justement arrive pile poil au bon moment, et... que vois-je ? Ah... je rentre pile-poil à l'intérieur comme au chausse-pieds dites donc. 
J'ai ainsi passé 15min insérée entre la porte qui s'ouvrait à chaque arrêt, l'oreille d'un mec qui était si près de la mienne que j'entendais tout de la musique que son MP3 débitait, et les cheveux d'une fille dont j'aurais pu dire avec précision quel shampoing elle utilisait, si elle avait le cheveux sec ou gras et depuis combien de temps elle n'avait pas été chez le coiffeur au vue de la taille de ses fourches.

Ce qui me fait penser que si je voyais ses fourches, elle devait voir l'état apocalyptique de mes sourcils.

Bon, excusez-moi, mais là, j'ai à faire...

Commentaires

  1. Arf y'a des jours comme ça... Elle le pire, c'est que comme on se sent mal dans notre peau, on n'a qu'une envie : grignoter pour se réconforter !! Serpent qui se mord la queue...

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    1. C'est exactement ce que j'ai fait une fois rentrée chez moi et après avoir préalablement sauté dans un vieux jogging bien large !!

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  2. Tu m'as fait rire
    Il y a des jours omme ça... Ou sa veut pas
    Gros bisous

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  3. On connait toutes ce genre de journée... assez pénibles du reste ! Hier moi aussi, j'ai englouti une part de pizza pour me "détendre" et j'ai été ballonnée toute l'après midi ! Bises

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