25 août 2012

Triste. Et désabusée.

Image empruntée Aux Filles Sages
Tout à l'heure, je lisais un article de Ness-Thor, et au moment de commenter, je me suis rendue compte que j'étais triste, presque au bord des larmes.
Pas à cause de ce qu'elle dit de sa famille (je sais, je suis sans coeur), mais à propos de ces petits papiers punaisés dans une rue de Bruxelles et qu'elle a pris en photo : "Que voulez-vous changer ?", "Vous sentez-vous libre ?".

A lire cette partie de son article, j'étais pourtant plutôt amusée, je trouvais l'idée originale, sympa comme tout ; je me suis d'ailleurs demandée si ce genre de message trouverait réponse en France. Pas sûr que j'écrirais quoi que ce soit si je tombais dessus dans ma rue !

Mais à la fin de son article, elle conclut par "Et vous, qu'auriez-vous répondu aux questions de la rue Victoire ?"

Et là, c'est le drame.

Vous sentez vous libre ?
Rien que d'y penser, une larme s'écrase sur mon clavier. Parce que non, je ne me sens pas libre. 
Je suis coincée dans ce bocal pour quelques jours encore, coincée à Lyon sans Chéri quelques mois encore, et en plus, j'ai récupéré le chat. Je ne vais pas m'en plaindre (du chat, j'entends), parce qu'au moins, on est 2 (3 si on compte l'araignée du plafond, mais dont j'ai de plus en plus de doute quant à son caractère vivant) (je retire ce que j'ai dit, cette araignée est on-ne-peut-plus vivante, elle vient de bouger au moins 3 pattes depuis que j'ai soufflé un grand coup dans sa direction) (je me sens moins triste du coup). Mais bon, je culpabilise de laisser seule minette pour sortir changer d'air, parce qu'elle aussi, le bocal, ça la gonfle.

Mais surtout, là où je me sens vraiment coincée, c'est au niveau professionnel. 
Oui, je travaille, c'est cool, je gagne de l'argent, trop bien, on ne va pas s'en plaindre avec la crise etc. etc., je connais le refrain.
Je devrais m'estimer heureuse d'avoir trouvé un travail en mars après un an de glandage recherche passive active, et puis pense à ceux qui n'ont pas de boulot, qui galèrent, eux ont toutes les raisons de déprimer. Oui oui, je sais. 
Il n'empêche. 
J'ai repris le boulot depuis 2 jours seulement (ceci explique peut-être cela), mais j'en ai déjà marre. Me voilà à compter mes heures de présence, il faut que je fasse 8h45 tous les jours, et c'est lourd. C'est lourd, c'est long, et même si je ne m'ennuie pas, j'aimerais bien passer du temps ailleurs qu'au boulot. Oui, même si c'est climatisé, et même si c'est pour rentrer dans mon bocal !
Alors non, je ne me sens pas libre, je ne suis pas libre. Et même si je suis (relativement) jeune, je sais qu'ailleurs, ça sera pareil. Je ne crois plus une seule seconde au bonheur d'aller travailler, d'être motivée par ce que l'on fait. Désabusée.

C'est triste, non ?

PS : quant à la question du "quoi changer ?", elle a fini de m'enfoncer... je ne sais même pas ce qu'il faudrait changer, c'est dire...

24 commentaires:

  1. Ah la la comme je te comprends!! Rien qu'à l'idée d'y retourner dans une dizaine de jours, j'ai envie de pleurer... je ne hais pas mon boulot, mais je ne m'y plaît plus.et donc, oui, comme toi, je me sens coincée. ça fait des semaines que je me dis que ce n'est pas normal de persévérer alors qu'on se sent tellement pris au piège... sauf que, comme tu l'as dit: crise, chômage, etc...
    Rhaaaa que c'est compliqué!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Triste. Et désabusée. Mais pas seule ! (cela dit, il n'y a rien de réjouissant à ça).
      Bon courage à toi en tout cas. Le mois de septembre est un bon mois pour chercher du travail.

      Supprimer
  2. repartir au travail me provoque des crises d' angoisses
    je n'ai jamais eté aussi heureuse que dpeuis que je suis en congé parental loin d 'eux, loin d'elles, et loi de ce bloc operatoire.
    Alors oui je comprend!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je rêve d'un congé parental... mais sans enfant, c'est raté !

      Supprimer
  3. En temps qu'éternelle chômeuse qui se cherche depuis toujours, je peux te dire que je te comprends à 100%. Elle est pas évidente ta vie pour le moment. Perso, j'ai l'impression de "tenir", plus que de "vivre" par moments. Je me dis que ça brûle là, j'essaie de voir le positif mais en même temps, j'ai pleins de doutes. Est-ce que ça ne sera pas pareil dans un an malgré tous mes efforts? Ou pire? Wai bon, vaut mieux pas trop réfléchir. En tout cas, je trouve que tu devrais être fière de toi, tu as été courageuse de continuer ce boulot, tu as réussi à rester séparée de ton mari, souvent.ce n'est pas rien!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vrai que c'est un peu ça en ce moment... je tiens plus que je ne profite.
      Merci pour ton commentaire, courage à toi aussi !

      Supprimer
  4. Et bien mince alors, si j'avais su!
    Parfois il ne s'agit pas de faire disparaître ce qui nous déplaît, mais de rééquilibrer avec ce qui nous plaît...et sur ce dernier point tu as été mise à rude épreuve ces derniers temps!
    Je te souhaite douceur et sérénité pour les semaines qui viennent, un vrai rééquilibrage, un chéri, un endroit où il fait bon vivre et tout le reste. Pour que tu ne sois plus si triste et que tu ne juges plus ta tristesse si durement...
    Des bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton message... tu sais, ton article n'a fait que faire ressortir ce qui n'allait pas, un simple déclencheur en quelque sorte...

      Supprimer
  5. Et bien, je pense que je te comprends. Quand je travaille, il y a toujours quelque chose qui ne va pas parce que ce n'est pas le métier que je voulais faire mais, comme toi, je me sens coupable de me plaindre (pcq j'ai un boulot).
    Cependant, pour le moment,je suis entre deux boulots (pour ne pas dire au chômage :p) et là, je me sens aussi coupable. Parce que je ne bosse pas et aussi, parce que je commence à y prendre goût (et ça dans notre société, c'est mal vu, hein!). Bref, je ne me sens pas libre du tout (mais plus que quand je bosse, j'avoue) mais, surtout,je ne me sens pas libre de penser ce que je veux !
    Mais, pour bien faire, il faudrait que je profite de cette pause pour éventuellement envisager de faire un truc qui me plaît sauf que...je ne vois pas quoi ! Dur dur ! (Désolée pour ce long commentaire !)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vrai que quand j'étais sans emploi, je culpabilisais de vivre aux crochets de Chéri, et je ne me sentais pas toujours libre, vu que je n'avais pas d'argent pour profiter de la vie... mais à part ce léger détail matériel, j'étais quand même plus libre qu'aujourd'hui.
      Je compatis pour ta siuation, j'ai vécu la même. Comment se reconvertir et pour quoi faire ? J'ai pas trouvé de réponse l'an dernier, alors j'ai continué dans la même voie... lâcheté quand tu nous tiens !

      Supprimer
  6. Wouuhou !!!

    Très sympathique ces petits pannaux dans Bruxelles. Je ne sais pas de qui est l'initiative mais ça mériterait que je lui tire mon châpeau, que je n'ai pas soit dit au passage. ;-)

    Moi le boulot me sert d'ornière, c'est une prison que j'ai décidé d'amménager pour éviter de voir la liberté que pourrait m'offrir ma vie. Surement de peur de découvrir que je ne serai pas quoi en faire, déjà que j'ai bien que jusqu'ici je n'en ai tiré que de mauvaises conséquences de mauvais choix... Au moins, au travail (même si je l'apprécie du bout des doigts, pas plus) je suis dans un environnement sans surprise et qui occupe mon esprit. Du coup, je n'en suis jamais vraiment loin, du coup parfois je travaillerais même le samedi si je le pouvais.

    Il doit bien y avoir une façon de faire quelque chose du tiens, non ? 8h45, c'est long tout de même...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu travaillerais même le samedi... pffff, moi c'est le contraire, si je pouvais ne travailler qu'une journée par semaine, ça m'irait bien ! J'aurais plein d'idées pour m'occuper !

      Supprimer
  7. Je comprends ce que tu veux dire même si tu te doutes que mon point de vue est différent :-) Certes, le travail est parfois pesant mais peut-être que si tu penses qu'ailleurs, ça serait pareil, c'est sans doute que le problème n'est pas là et que tu n'as pas encore trouvé ta voie dans laquelle tu pourrais t'accomplir et en retirer un peu plus de satisfaction. Sans doute que le fait que ton chéri n'est pas là ne doit pas du tout arranger ton état d'esprit, la vie est tjs plus douce à deux :-) Maintenant, je pense qu'il faut prendre du recul et te dire que sans travail, on se sent bien plus emprisonnée encore. A moins d'avoir des rentes ou un conjoint qui est là (ce qui est mon cas pour la deuxième solution), je me dis que sans ça, le mot emprisonnement prendrait une autre ampleur ;-) J'ai n'ai malheureusement jamais connu de boulot épanouissant car je n'ai pas les armes pour faire mieux, je ne suis qu'une simple secrétaire et même dans ce que je sais faire de mieux, on ne veut pas de moi mais malgré tout, ma situation actuelle est bien plus insupportable que quand je travaillais. Alors je dirais courage et profite des avantages que ton travail peut t'offrir pleinement car nous ne savons pas de quoi sera fait le lendemain. Bisous !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est sûr que sans travail et sans "rente", c'est compliqué aussi de vivre sereinement.
      Bon courage à toi aussi... Bisous

      Supprimer
  8. C'est cool pour le chat, tu es moins seule, pour ton copain c'est dommage, j'espère que cette situation sera vite résolue. Moi aussi des fois je ne me sens pas libre je dois bien dire aussi...
    Des bises à toi, bon dimanche aprèm !

    Clara

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Déjà quand Chéri sera avec moi, ça ira mieux... Bisous à toi aussi !

      Supprimer
  9. en tout cas, courage... et j'espère que tu trouveras la voie qui te permettra de te sentir mieux. Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ! C'est pas gagné mais bon... on fait avec ce qu'on a !

      Supprimer
  10. Allez courage, je te soutiens ! et je te lis avec attention et beaucoup de plaisir!
    bisous et ... bonne semaine

    RépondreSupprimer
  11. Moi je crois au boulot qui passionne (si si). Même s'il y a un an, j'ai accepté un poste (parce que promotion) qui ne me convient... Pas vraiment. Mais je me dis que c'est l'histoire... De deux ans encore. Environ. Je positive, j'ai un job, je gagne bien ma vie. Parfois je suis super motivée pour bosser, parfois pas, mais je m'efforce de regarder autour de moi, je ne suis pas la seule ! C'est le jeu... Après, pour l'éloignement, je comprends. Je me doute que ce n'est pas facile. Mais tu as eu le cran de partir... Pour mieux revenir, je te le souhaite en tout cas !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. T'as bien de la chance d'y croire encore, au boulot qui passionne, moi je suis complètement désabusée sur le sujet...
      Pour ce qui est de revenir, pourquoi pas dans quelques années... pour l'instant, au final, on se pose tous les 2 à Lyon !

      Supprimer
  12. Je ne sais pas quoi te dire, à part que je suis en train de me remettre en question sur le plan professionnel et que je n'ai pas encore abandonné tout espoir de faire un jour quelque chose qui me passionne vraiment et qui m'enrichisse autant intellectuellement que financièrement. Mais je compatis, car cette année tout particulièrement, j'ai enchaîné les livres et accumulé les heures et j'ai eu l'impression de ne pas voir le jour. J'étouffais littéralement. Au final, j'ai dû dire stop, et me voici avec un planning plus dégagé, même si on va devoir se serrer la ceinture, du coup. Je dispose donc d'une certaine liberté, que je paie en nuits blanches et en réflexions angoissées. La vie n'est jamais simple. Pourtant, je reste une éternelle optimiste et je te souhaite que ce boulot actuel t'emmène vers quelque chose de plus épanouissant.

    Gros bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'espère pour toi que ça va marcher.
      Pour le moment, de mon côté, je continue ce que je fais, et en avant toute !

      Supprimer