19 avr. 2012

Celle qui a du mal à s'intégrer


Un mois tout pile que je suis de nouveau dans la Vie Professionnelle, avec toutes les majuscules qu'il convient.
Un mois tout pile et il faut bien l'admettre, j'ai toujours l'impression de ne pas faire partie de ma boîte.

Le travail est intéressant, je découvre et apprends plein de choses. Là n'est pas la question.

Par contre, niveau ambiance, c'est pas ça. On peut pas dire que l'ambiance soit mauvaise. Mais on peut pas dire que l'ambiance soit bonne non plus. En fait, y'a pas d'ambiance.

Et c'est bien là le problème.

Moi, je veux bien m'intégrer. Pas trop quand même, vu que ma dernière intégration a été tellement réussie que je me suis faite enfler par des collègues que je considérais presque comme des amis. 
Pas trop d'intégration donc, mais un peu. Le minimum légal, celui qui te permet de savoir si le collègue est en couple/célibataire/divorcé, le nombre d'enfants et les prénoms de tout ce beau monde. Où il va passer les vacances, et le dernier film qu'il a vu au ciné. Le minimum légal pour tenir une conversion un peu personnalisée, quoi. Pas une conversation d'inconnus qui se rencontrent pour la première fois et doivent se tenir crachoir le temps d'un repas...

Sauf que mon minimum de motivation rencontre uniquement du vent...
Parce que les collègues, ils bossent tellement qu'ils n'ont pas le temps de parler.
Que le seul collègue pas trop loin de moi dans le bureau, et avec qui je pourrais papoter est installé de telle façon qu'il me tourne le dos 90% de son temps.
Que pendant les repas de midi, il n'est question que de foot, de foot et de foot, sauf de rares fois où sont évoqués certains collègues créchant dans les autres filiales, et que je ne connais pas. Personne ne parle de soi, personne ne s'intéresse un tant soit peu à la vie de son voisin.
Que personne ne prend le café en même temps, chacun monte se remplir sa tasse et redescend la boire à son bureau devant son écran.

Après 2 semaines du régime déjeuner-déprime-en-silence-dans-mon-coin, j'ai abandonné le navire. D'autant plus facile que j'habite à 5min du bureau, et que franchement, déjeuner chez moi me permet de couper ma journée et surtout de respirer...
Erreur.
Personne ne dit rien, mais je sens les reproches. Silencieux. Et c'est encore pire.

Du coup, la semaine dernière, j'ai changé mon fusil d'épaule, et j'ai tenté un rapprochement à coup de sandwiches commandés en commun. Youhou... on a presque un peu parlé. Youhouuuu.

Allez, je continue mes efforts, et je vous tiens au courant.

La Vie Professionnelle est dure, quand même, non ?


PS : pour la photo, bah, que vous voulez que je vous dise ? J'ai pas trouvé de personnification de l'intégration dans mes images, alors je vous mets une photo sur le fait d'être seule, seule, seule...

20 commentaires:

  1. Je comprends. Pas facile la vie professionnelle et l'intégration qui va avec les compétences. J'ai connu et j'ai eu beaucoup de mal moi aussi à m'intégrer. Quand j'ai cru m'intégrer je me suis faite torpiller... Le monde du travail est impitoyable ! Bisous

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    1. Je suis d'accord avec toi... Cela dit, j'espère que ça va s'améliorer parce que niveau social, hormis les discussions entre collègues, je n'ai pas grand-chose d'autre en ce moment...

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  2. Aïe, je compatis. J'ai parfois eu le sentiment d'être bien seule dans mon métier, mais en même temps, hein, je l'ai choisi. Je ne comprend pas que les gens soient si fermés... En même temps, mon mari a passé 5 ans dans sa dernière boîte. Il a fait connaissance avec plein de gens, il s'entendait bien avec eux. Et puis, il s'est fait méchamment lourder. Personne n'a levé le petit doigt pour le défendre. Non seulement ça, mais en plus deux d'entre eux ont fait un faux témoignage pour la boîte lors du procès aux prudhommes. Ça n'a servi à rien, mon mari l'a gagné, son procès. Mais ça ne te donne pas une belle vision de l'humanité.
    Si c'est ce genre de comportements qui amène à tant de méfiance et de cloisonnement entre collègues d'un même bureau, c'est vraiment triste. Je te souhaite qu'ils s'ouvrent un peu plus et que tu puisses au moins bénéficier d'une atmosphère un peu plus sympa. Et sinon on sera toujours là le soir pour te lire et te parler parce que, nous, on t'aime :)

    Bises
    Isa

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    1. Merci Isa !
      Brrhh, ce qu'a vécu ton mari me fait froid dans le dos...
      J'espère que l'ambiance va aller en s'arrangeant quand même. J'ai pas besoin non plus de faire copain/copain, mais quelques éclats de rire dans une journée ne me feraient probablement pas de mal ! Heureusement que vous êtes toutes là !

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  3. Je ne pourrais pas rester très longtemps dans une boîte comme ça...j'ai besoin de sentir qu'on m'apprécie et évidemment, ça passe par la com'. Quand j'habitais en Espagne, j'ai un peu ressenti ça. Mise à part ma collègue-colloc (ne jamais mélanger la vie privée et pro), qui m'a bien trahi à la fin, je n'ai jamais vraiment établi de rapports avec les autres. Bon, en même temps, on était que 5 mais je sais pas, c'était compliqué, jamais on me demandait de trucs sur ma vie en dehors du boulot et je n'ai pas réussi à prendre confiance...J'ai vraiment gardé un goût amer du boulot après cette expérience.

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    1. Je sais, ne jamais mélanger vie privé et professionnelle ! Moi aussi, je l'ai appris à mes dépens !

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  4. L'ambiance, c'est pratiquement le truc principal pour te sentir bien dans ton job, selon moi ! Donc j'espère vraiment pour toi que ça va s'améliorer, c'est bien que tu fasses des efforts, même si c'est toujours plus dur pour la nouvelle...
    Allez accroche toi, si le boulot te plait, c'est déjà énorme, pis comment ils peuvent résister longtemps à des sandwiches en commun hein ? ;-)

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    1. Je suis assez d'accord avec toi. Même si selon moi ça ne suffit pas (une super ambiance, mais un boulot de merde, c'est pas le Pérou non plus), l'ambiance est quand même un élément capital. Quand on passe 9 ou 10h au bureau, on a quand même envie de s'y sentir a minima pas trop mal !

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  5. J'espère que tu y arriveras, je te comprends, dans ta situation et avec éloignement, j'aimerai aussi "briser" la glace sans pour autant chercher de réelles amitiés. Je n'ai jamais eu de chance, toujours tombée sur des gens qui sont pas tout justes. Mais bon, il faut faire avec hélas ! Si c'est pas les collègues, c'est la hiérarchie ou le salaire ou les horaires ou tous ces éléments ensemble, je suis dégoûtée du monde du travail (12 années derrière moi quand même, j'ai de quoi avoir déjà vu un peu), enfin, je ne suis pas rentière donc il faudra continuer à supporter tout ça. Pessimiste mais bon, si j'avais eu au moins une fois la chance de rencontrer "un bon" environnement sans coups bas, je ne tiendrais pas ce discours lol Bisous !

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    1. Moi aussi, j'étais vraiment dégoûtée du monde du travail avant d'être embauchée. Alors j'espère que ma nouvelle boîte va remonter un peu l'estime que j'en ai... on y croit on y croit !

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  6. Mince, c'est pas drôle tout ça. Je suis déjà très admirative de tes tentatives. Dans mon ancien job, j'ai attendu qu'on vienne me chercher. J'ai eu de la chance de changer de bureau pour celui juste à côté du "sympathique bavard hypra sociable au courant de tout" de la boîte, sinon ça aurait pu durer encore longtemps :-)
    Compte sur nous pour un peu de chaleur humaine virtuelle en attendant d'avoir brisé la glace au travail :-p
    Des bises

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    1. Merci pour la chaleur virtuelle, je la prends avec plaisir ! :-)

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  7. Mon meilleur pote ne cesse de me dire qu'avoir une conversation à tes collègues de travail c'est Mal, parce que c'est pas tes potes...
    Alors je me défends en disant qu'à l'éduc Nat, on est toujours fourrés ensemble et que donc c'est difficile de ne pas plus échanger que le boulot.
    Mais du coup je comprends ton point de vue...

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    1. Il y a quelques temps, j'aurais été d'accord avec toi. Mais maintenant que j'ai vu en vrai que tout ce que tu dis peut être retourné contre toi, je me méfie grandement...

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  8. C'est trop jolie ton nouveau dessin (je ne sais plus le nom tout de suite, mais ce qui se trouve dans ton slider), j'en suis fan ! C'est toi qui l'a fait? Mais sinon rapport à l'article, je suis d'accord, des fois les collègues ne sont pas super sympa et ne facilitent pas l'intégration, mouais, il y en a des bien et des moins bien, ... bon courage à toi miss :)
    Bonne après midi, des bises à toi.

    Clara

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    1. Merci pour le dessin ! Je l'ai fait sur Pixton, qui permet de créer des BD. Cela dit, j'espère rapidement faire mon propre dessin pour une vrai bannière 100% moi !

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  9. ça doit être vachement difficile ce manque d'ambiance, j'ai connu ça quand je bossais pour EDF, l'horreur, je me suis barrée après un mois d'intérim ! on crée des relations dans le monde du travail, on y passe plus de temps éveillée qu'avec son conjoint, ce serait très difficile pour moi de ne pas y avoir un semblant de "vie sociale élargie"
    bon courage !

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    1. C'est vrai qu'on y passe tellement de temps qu'on a quand même envie que ça se passe bien... mais j'y crois, ça va s'arranger !

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  10. L'ambiance c'est bien mais surtout *prend un air de bohémienne malédictive* n'oublie pas que ça ne doit JAMAIS devenir tes potes. Dixit la fille qui a travaillé pendant deux ans avec ses copines de la mort, et qui a du démissionné (ni plus ni moins) le jour ou elle s'est disputé avec les-dites copines).

    C'est vrai que c'est dur quand t'as l'impression de bosser au pôle nord mais vois le bon côté des choses, tu n'auras jamais à t'exstasier sur la propreté de Hugo, le petit dernier de Patricia. Ou compatir entre deux cappuccinos au divorce de Sébastien, le mec-du-bureau-en-face !

    Bon je joue la bohémienne mais je te souhaite quand même d'arriver à te faire une petite place confortable.

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  11. Je connais ça et ce n'est pas évident. Maintenant, il n'y a pas beaucoup de solutions si ce n'est celle de savoir faire un pas vers les autres sans trop te compromettre. Savoir se satisfaire au mieux de quelques mots échangés. C'est possible au final, on se fait à ce rythme mais c'est pas la meilleure ambiance qui soit. Courage :)

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